Les signataires adhérents s’engagent ainsi volontairement, en 6 points, à agir sur deux leviers visant à améliorer leurs produits dans le respect du PNNS. Ils s’engagent à atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés d’ici fin 2012. Ils interviendront ainsi sur la composition nutritionnelle de leurs produits, sur l’information figurant sur les étiquettes, et sur leur communication en s’engageant notamment à appliquer le Guide des Bonnes Pratiques de Communication Nutritionnelle créé par Unijus. Il s’agit du seul guide de ce type décliné en conformité avec les lignes directrices du PNNS par une filière à ce jour.
La charte nutritionnelle des jus de fruits et nectars : 6 objectifs à atteindre d’ici 2012
Intervention sur la composition nutritionnelle des produits existants
1. Diminuer la quantité de sucres ajoutés dans les nectars. La quantité de sucres ajoutés dans les nectars de chaque entreprise signataire devra diminuer en moyenne d’au moins 5% sur l’ensemble de ses références. La diminution de la quantité de sucres ajoutés devra dépasser ce seuil de 5% si les marges de progression sont plus importantes.
2. Limiter la quantité de sel ajouté dans les jus de légumes à 6g/l. Alors qu’aucune réglementation ne limite l’ajout de sel dans les jus de légumes et que les pratiques des entreprises en ce domaine sont hétérogènes, les signataires s’engagent à respecter le plafond de 6g/l.
3. N’ajouter aucun sucre dans les jus de fruits. Il s’agit ici de formaliser une pratique déjà largement répandue et de rassurer les consommateurs. En effet, les jus de fruits ne contiennent déjà pas de sucres ajoutés : les signataires de la charte confirment ici leur engagement pour des jus de fruits sans sucres ajoutés.
Intervention sur la consommation des produits
4. Fixer à 200 ml la portion de référence présentée dans l’information nutritionnelle des étiquetages. Cette quantité représente un verre de jus de fruits. Elle permet ainsi aux consommateurs de bénéficier d’une information nutritionnelle explicite directe dans les cas où l’espace
disponible sur l’étiquetage est suffisant pour ce type d’information. En effet, l’information nutritionnelle à la portion n’est pas obligatoire mais volontaire.
5. Harmoniser et clarifier l'étiquetage nutritionnel sur les emballages.
Lorsqu’un étiquetage nutritionnel est présenté au consommateur, il concerne à minima les 8 nutriments du groupe II : énergie, protéines, glucides dont sucres, lipides dont acides gras saturés, fibres alimentaires, sodium.
6. Appliquer le Guide des Bonnes Pratiques de Communication Nutritionnelle des jus de fruits et nectars. Les recommandations contenues dans ce guide deviennent exigibles du signataire. Elles s’articulent autour de 4 objectifs déontologiques : la clarté permettant une bonne compréhension de la communication par le consommateur, la véracité afin de s’assurer de la bonne justification du message, l’objectivité garantissant la non‐tromperie du consommateur, et la loyauté permettant de lever toute ambiguïté de la communication.
Une attention particulière sera portée à la communication relative à l’équivalence entre un jus de fruit et un fruit.